Hellfest 2019

Je reviens tout juste du Hellfest pour la 4ème année consécutive et je compte bien vous faire partager mon expérience, ce que j’ai trouvé comme amélioration, mais aussi comme déception.

J’en ai profité pour prendre quelques photos, les galeries sont en bas de page !

Le fest en général :

Ceux qui ne sont jamais allé au hellfest auront du mal à se rendre compte de la grandeur du festival, et j’espère bien leur donner envie d’y aller. Le hellfest c’est grand, très grand, c’est une ville entière. Le site rassemble 6 scènes de concerts, des boutiques de marque et de merchandising de groupe, une grande roue, un stand harley davidson, un coin vip, et des quantités de décorations que vous n’aurez pas fini de prendre en photo : C’est un peu comme Disneyland, mais version métal. Faites-le une fois, et vous n’aurez qu’une envie : y retourner. L’ambiance est juste incroyable, vous pouvez passer la journée assis(e) par terre sans jamais vous faire marcher dessus, ou encore bousculer quelqu’un et le voir s’excuser lui-même, une vraie ambiance sympathique !

Les + de cette année

  • plus de tables et bars pour s’assoir au stand restauration
  • un revêtement en béton devant les MainStage qui empêche d’être asphyxié par la poussière que créent les circle pit
  • une attente écourtée pour rentrer dans le festival
  • moins d’attente pour cashless/toilettes/merch hellfest

Les – de cette année

  • (je ne compte pas l’annulation de Manowar car elle est indépendante de la volonté du hellfest)
  • les toilettes à coté des mainstage ont été retirées pour y construire à la place des loges vip
  • la circulation devient très compliquée, et ce dès 13 heures, et à 20 heures il faut compter 20 minutes au moins pour se rendre au coin restauration.
  • la surpression de la billetterie 2020 qui est censée être sur place chaque année
  • la supression du coin dédicace rock hard, qui est pour moi, la pire déception du festival, car cela permettait de rencontrer les groupe et de pouvoir discuter avec les membres (espace encore une fois supprimé pour améliorer les loges VIP)

Globalement, beaucoup d’améliorations ont été faites mais elles ne sont pour les VIP uniquement, et parfois au détriment des vrais fans. Le hellfest est une grosse machine qui tourne et on ne peut pas leur en vouloir, mais les fans qui viennent depuis plusieurs années et qui ont vu l’évolution, doivent se trouver bien mécontents.

Les concerts

Lorsque l’affiche sort, il y a toujours des râleurs : pas assez métal, trop mainstream, etc, mais finalement tout le monde s’y retrouve. Le vendredi a eu droit à une scène 100% française sur la mainstage 2, et le dimanche une scène 100% thrash, alternée avec des groupes de hard rock tels que Kiss, Whitesnake ou encore Def Leppard. Je vous laisse donc avec les quelques photos que j’ai prises durant le festival. Enjoy !

Mes meilleurs concerts étant Lynyrd Skynyrd, Whitesnake et Slash Feat. Myles Kennedy, et mes déceptions Tesla et Blackberry Smoke.

Le vendredi était une journée plutôt courte pour moi, j’ai assisté aux concerts de Black Rain, No One In Innocent et Ultra Vomit. Autant Black Rain fait le job, dévoilant tubes sachant faire chanter et riffs de guitare sachant faire danser, autant No One déménage clairement la baraque. L’énergie du groupe est juste incroyable, et en particulier celle du chanteur, en plus de textes d’actualité qui parlent à tous le monde vous prenez une leçon de rock n’ roll que vous ne serez pas prêt d’oublier. Vient ensuite le tour d’Ultra vomit, et personnellement je suis sceptique par rapport à ce groupe. Autant en entracte ou en première partie je trouverais ça sympa, mais en full show je ne comprends pas le délire. Leurs compos sont des parodies qui ressemblent vaguement aux originales et qui finalement se ressemblent plus entres elles, et qui surtout durent 1 minute 30 car Ultra Vomit, c’est principalement de la parlotte. Ça ne fait que parler entre les bouts de morceaux et ça raconte des blagues pipi caca qui font rire la première fois qu’on les voit mais pas la deuxième fois. Finalement le public semble apprécier et pas qu’un peu, et tant mieux pour eux, mais ce n’est pas mon cas.

La journée la plus alléchante à mon goût reste le samedi, Deadland Ritual, Whitesnake, Def Leppard, ZZ top, Kiss ! Deadland Ritual ce n’est autre que Geezer Butler (Black Sabbath), Steve Stevens (Billy Idol), Matt Sorum (Guns N’ Roses, The Cult) et Franky Perez (Apocalyptica), c’est-à-dire un line-up de rêve. Le groupe n’a que quelques compos à son actif et le reste de leur répectoire se concentre donc plus sur des compos. En effet le quatuor reprends entre du Black Sabbath (Symptom of the Universe, War Pigs) Slither de Velvet Revolver, ou encore Rebel Yell de Billy Idol. Très honnêtement on ne s’ennuie pas, le chanteur reprends à merveille les classiques, Steve Stevens démontre ses talents de guitariste, et Matt Sorum s’éclate. 40 minutes plus tard le groupe distribue médiators et baguettes.

Viens ensuite le tour de Whitesnake d’entrer en piste. David Coverdale déboule en criant « Hellfest are you ready?! » de sa voix stridente et le public hurle. Mr Coverdale fait le travail, tout en se préservant la voix pour le final (Still Of The Night) en faisant chanter les refrains les plus connus au public. La setlist est partagée entre classiques et morceaux issus du dernier album, qui soit-dit en passant est du bon travail ! C’est le premier album composé avec Reb Beach à la guitare et cela apporte un vent nouveau à Whitesnake. Le groupe fait le show, chacun y trouve sa place (peut-être même un peu trop pour Joel Hoesktra qui prends la pause à chaque regard de photographe…) et David Coverdale fait le travail, un peu de mal sur Still Of The Night certes, mais c’est le personnage qu’on aime, alors on lui accorde quelques erreurs.

Après un Within Temptation regardé de loin Def Leppard rentre en scène et petit bémol pour eux, jouer en plein jour avec leur scénographie n’est pas un avantage. Cependant Def Leppard va quand même nous offrir un large panel de leur discographie, et le hellfest aura le droit d’entendre Pour Some Sugar On Me, Rock Of Ages, Love Bites, Let’s Get Rocked, et tous les autres tubes des années 80. Petite séquence émotion à la fin du concert lorsque le chanteur présente le batteur, qui je le rappelle a perdu son bras dans un accident de voiture en 1984 et qui depuis joue de la batterie avec un seul bras. Ça plus les photos des membres jeunes qui défilent à l’écran rendent le concert encore plus émouvant.

Etant restée au premier toute la journée je décide de rester aussi pour Kiss, et j’ai bien fait car le show vaut le coup ! Les membres arrivent sur des plateformes qui descendent du haut de la scène, et dès la fin du premier morceaux on prends des flammes et des explosions. On accuse souvent Kiss de se prendre pour les rois du monde, mais on ne peut pas leur enlever qu’ils savent offrir un concert digne de ce nom. Full package, pyrotechnie, confettis, flammes, Paul Stanley qui vole en tyrolienne au dessus de la foule, et le batteur qui s’élève dans les airs. C’est à voir une fois dans sa vie c’est sûr !

Le lendemain réveil pas trop tard car je veux être bien placée pour Slash alors c’est encore une journée à la barrière ! Les premiers groupes de la journée m’ont un peu déçue, est-ce que j’étais fatiguée et j’ai donc trouvé le show plus mou qu’il n’en avait l’air ? Quand on joue au hellfest, on essaie d’adapter sa setlist pour donner une setlist « couillu » histoire de marquer le coup, et surtout pour que le public s’en rappelle. Et ce n’était pas le cas de Tesla et Blackberry Smoke. Tesla donne 2 morceaux issus de Mechanical Resonance et à ce moment on y croit ! Puis le reste du set est essentiellement des ballades et la pression redescend au plus bas, sauf pour les fans évidemment qui continuent à faire du bruit. Et donc j’ai eu un peu le même ressenti pour Blackberry Smoke, lorsqu’on ne connait pas un groupe, on s’attend à les découvrir en concert, mais la bande d’Atlanta se repose un peu sur ses acquis et sur la fanbase présente au hellfest, et l’ambiance ne décolle jamais vraiment.

La journée commence véritablement à partir de 16h avec Clutch, et là, on assiste à un show rock n’ roll. La pression explose dès le début, le chanteur donne tout et le public s’éclate. Les slams défilent, les bras sont levés, en 50 minutes (qui passent très très vite) Clutch a retourné la main stage, donnant une toute autre dimension à cette journée.

Vient ensuite les grungy de Stone Temple Pilots, qui nous présente un nouveau chanteur (puisque le regretté Chester Bennington nous a quitté il y a maintenant presque 2 ans). Et alors j’ai pris une seconde claque, moi qui n’aime pas le grunge, j’ai adoré. Pourtant, les échos que j’ai eu sur l’album sont plutôt négatifs sur l’album, mais le live rattrape tout. Le nouveau chanteur a une énergie débordante, il descend dans la foule serrer des mains, et traverse la scène en moins de quelques secondes. Je recommande !

Mon meilleur concert : Lynyrd Skynyrd. Dès le moment ou les 9 musiciens rentrent sur scène une vague d’émotion remplit le festival. Le groupe alterne entre morceaux classiques et compos plus récentes : Saturday Night Special, That Smell, Sweet Home Alabama et bien sûr Free Bird. Mention spéciale à cette dernière qui déverse une vague d’émotion incroyable à travers le public, le groupe passe la voix originale du regretté Ronnie Van Zant (mort en 1977 dans un tragique accident d’avion) puis le reste des musiciens se lancent dans le solo d’outro pendant presque 10 minutes avec la foule qui hurle de plus en plus fort à chaque mesure. Bref, un véritable moment d’anthologie, qui aura fait vivre et revivre les mémoires des fans.

Je n’ai pas grand chose à dire sur le concert de Slash et des Conspirators si ce n’est une citation du live report de Rolling Stone magazine :

le guitar-hero n’a pas décroché un mot, juste esquissé un sourire, et n’a lâché son manche que deux secondes afin d’inciter le public à taper des mains. Le reste fut une démonstration magistrale de tout ce qu’il est à peu près possible de réaliser avec une 6 cordes quand on se nomme Saul Hudson et qu’on est probablement un extra-terrestre.

Les meilleurs choses ont une fin, et donc le hellfest : Tool clôture ses 3 jours de concert de folie à la perfection. On se rappellera du son, incroyablement fort et pourtant d’une pureté absolue. Notons également que c’est la première fois que le groupe met les pieds sur le festival, et le premier concert en France depuis 12 ans (!!).

Bilan, pour moi une affiche de dingue, probablement ma favorite des 4 dernières années et toujours une ambiance de folie, que ce soit au sein des festivaliers, ou tout simplement pendant les concerts.

Je vous laisse avec la gallerie, & see you in hell !